On passe sa vie à jouer les comères de service. Bien sûr quand c'est de nous qu'on parle, ça nous énerve, c'est logique. On dirait qu'on ne peut pas s'empêcher de se mêler des affaires des
autres, de qui a dit quoi, quand et pourquoi. Le malheur des autres ça nous rend heureux? Savoir que cette fille est une salope, ça va changer quoi à ma vie? par contre, la sienne, de vie, ça peut
la changer. Le regard des autres, tout ça. Plus jamais le même. Ils font semblant de pas comprendre. Mais en vérité on est tous pareils. Tous des pourritures gluantes assoifées de la douleur
des uns, de la tristesse des autres. Mais on ne se rend pas compte que si un jour ça nous arrive, ce sera nous, au milieu de tout ce bordel ambulant. On est tous pareil. Notre liberté commence là
où s'arrête celle des autres. Parce qu'en fait, tout ce besoin de vie en plus, c'est juste de la peur. La peur de pas avoir le temps de profiter de notre propre vie. Mais c'est très bête, parce
qu'à force de subir ce procurationnisme, on finit par ne plus exister qu'à travers l'autre. On est tous pareil parce qu'on se dit que comme ça, on peut relativiser, que si moi je sais qu'elle en
fait c'est un mec, ou que lui c'est un orphelin, alors je me sentirai mieux. On est vraiment tous pareils. Des pourritures gluantes assoiffées du malheur des autres.
par Vinciane
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alors , fais comme moi, ignore les toutes ces pourritures gluantes. Car quoique tu fasses ou dises, il y en aura toujours autour de toi !